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Une année à l’ISIC…

Il est toujours difficile de résumer une saison d’une équipe de football en toute objectivité lorsqu’on est soi-même joueur de cette équipe. Mais j’ai essayé de faire de mon mieux, et après tout l’objectivité au foot, c’est pas vraiment la valeur reine donc on peut passer outre.

Commençons par le début : pour moi le foot à la fac a commencé dès la pré-rentrée lorsque dans le patio je me suis inscris pour la section foot en compagnie de Renaud Masson, qui faute d’équipe de rugby à l’ISIC s’est rabattu sur le ballon rond, nous verrons par la suite s’il a fait le bon choix… L’équipe devait se constituer d’une bonne quinzaine de joueurs mais la triste réalité fut que le onze de départ ne fut jamais le même et que les remplaçants n’étaient pas toujours au rendez-vous. Composition d’équipe peu évidente à effectuer donc pour le capitaine Mario Bompart et le responsable administratif Victor Belaud.

Pour faire du foot à l’ISIC il faut être passionné et s’accrocher. D’une parce qu’avoir un horaire et un terrain d’entrainement est quasiment impossible. Et de deux les emplois du temps des uns et des autres font que la plupart des entrainements (hormis en tout début de saison) se sont tenus à 8 joueurs pas plus. Il faut rajouter à ce constat que certains matchs se sont également joués à effectif réduit… Mais trêve de causerie négative et parlons plutôt des points positifs.

Petite revue d’effectif dans cette équipe où l’esprit de groupe et la « déconnade » règnaient, avec notamment un gardien nommé Jérémy Pinto qui transmettait sa bonne humeur à tout le monde. Sa blessure lors de l’avant-dernier match fut cruelle mais on n’oubliera pas ses nombreuses parades. Il n’a pas pu jouer une seule fois sur le champ de la saison alors que c’est là qu’il prend le plus de plaisir. Le gardien titulaire Victor aura seulement joué deux matchs, en raison d’une blessure d’avant-saison de longue durée.

En ce qui concerne la défense, l’axe était constitué de deux habitués de l’équipe, deux vieux briscards comme on dit dans le milieu : Viannay Drille et Thomas Lecomte. Le premier ne fait souvent pas de détails dans les relances et son jeu de tête aura été précieux, quant au second ces interventions rugueuses auront marqué plus d’un attaquant encore cette année, un exemple pour tous les défenseurs centraux ! Sur les côtés ont évolués Thomas Tieyre (qui aura joué la 1ère phase avant d’arrêter), Vincent Audy, Quentin Chaya et de temps en temps Guillaume Corre et moi-même. Vincent, alias Vince ou appelé plus communément Diego Placente aurait souhaité égaler Benoît Trémoulinas au nombre de passes décisives : c’est râté ! Peut-être la saison prochaine, qui sait ? Son compère latéral de L1 Quentin  termina l’année avec sans doute le nombre de fautes commises le plus élevé. La tactique comprenait le plus souvent 3 milieux défensifs (parmi Mario Bompart, Etienne Rosé, Guilaume et moi)  récupérant et relançant un nombre incalculable de ballons. Plus haut jouait Anthony Poulachon et Zyphan Liu. Le premier, d’une modestie légendaire aura distillé de nombreux bons ballons et tenté de nombreuses frappes… qui ont le plus souvent touché les voitures garées derrière le but !  Zyphan, surnommé le chinois le plus rapide du monde, aura comme Anthony étalé toute sa technique tout au long de la saison.

Pour terminer, en rôle d’attaquants, et éventuellement buteurs, il y avait Gautier Guilleron, à qui le whisky d’avant match ne réussit pas toujours : une saison entachée de blessures malgré des gestes d’attaquants purs. Il y avait aussi Nicolas Garandeau, auteur de quelques buts et dotés d’une belle pointe de vitesse, et Renaud Masson, qui malgré ses apparences de surfeur et sa puissance de frappe laissant à désirer, marqua 2 buts, ce qui est plutôt pas mal pour une première année. Je n’oublierais pas de citer notre super papy Bastien Castagnaide, à la patte gauche qui n’a rien à envier à celle de Kim Källström et avec ses inoubliables crampes dès la 20è minute de jeu…

Ci-joints vous trouverez les résultats et les réactions de différents joueurs. Je dirais qu’au niveau ambiance la saison est plutôt réussie, niveau résultat un peu moins avec un total de 3 victoires pour 4 défaites. Je retiendrais surtout beaucoup de déception d’avoir terminé l’année si tôt ! Et beaucoup de regrets de ne pas avoir su gagner les deux matchs de première phase perdus 2-0, qui auraient dû se solder par des victoires, mon manque de réalisme devant le but n’y est pas étrangé…

Un grand merci à Mario et Victor de s’être occuper de l’équipe cette saison, et je n’oublierais pas de remercier toutes nos supportrices et spécialement Amandine pour ses gâteaux d’après-match.

J’en profite pour annoncer que sauf revirement de dernière minute, il y aura bien une équipe l’année prochaine à l’ISIC menée de mains de maîtres par Anthony Poulachon et moi-même.

Quelle saison mouvementée ! Vivement l’année prochaine…

Aurélien Maubert

Résultats :

Phase Aller : 4 matchs ; 1 victoires et 3 défaites

0-2 ; 4-0 ; 3-6 ; 0-2.

Phase Retour : 3 matchs ; 2 victoires et 1 défaites

3-2 ; 0-1 ; 9-1.

Commentaires de joueurs :

Quentin Chaya :

 » Je retiens pas mal de frustration sur 1 ou 2 matchs que l’on aurait pas dû perdre (notamment celui joué dans des conditions apocalyptiques où Pinto s’est blessé). « 

Guillaume Corre :

 » Je retiens : un bon esprit de groupe, une saison qui a mal débuté mais une reprise en main collective à la mi-saison avec des résultats qui se sont améliorés. Tout ça pour finalement se faire couper dans notre élan par des problèmes de terrains liés à une administration d’e****** ! « 

Anthony Poulachon :

 » Collectivement, la « bagarre » dès le premier match contre Bordeaux 4 a tout de suite soudé le groupe, puis la défaite nous a tiré vers le haut et là un génie s’est réveillé : Anthony Poulachon, surnommé le Melon par les experts, 1 but(magnifique) et 12 passes décives, des gestes techniques de toute beauté et j’en passe.
Je retiendrais aussi les parades de Pinto et Victor, les sorties de Guillaume pour allez vomir la cuite de la veille, les immanquables d’Aurel, la solidité de Vianney et Thomas, le chinois le plus rapide du monde Zhifan, le surfeur à la frappe en bois, mon Papy Bastien le découpeur, et le meilleur pour la fin : MOI. « 

Gautier Guilleron :

 » Moi j’ai joué trois mi-temps parce que j’étais tout le temps blessé mais la critique a été unanime. un talent hors du commun. « 

Bastien Castagnaide :

 » Est-ce que quand tu fais allusion à ton talent hors-norme tu fais référence au dribble sur le gardien pour rater un but immanquable ? Je dis ça, je dis rien cher Gautier « Cavenaghi » Guilleron !  J’ai surtout apprécier le 4-4-2 en losange tout à fait spectaculaire !  « 

Mario Bompart :

 » Je retiens trop de frustation, après le 9-1 on commençait à être chaud et l’administration nous a b****, c’est vraiment trop con. Je suis déçu parce qu’on avait réussi à monter un truc vraiment sympa !
Pour la deuxième phase il y a la défaite 1-0 horrible quand Pinto se blesse à la cheville.
Je sais qu’Antho a vendangé comme un cochon, Aurel n’en parlons pas, Gautier… (bon blessé, mais un talent indescriptible), Zyphan a croqué et n’a marqué qu’un seul coup-franc mais toujours présent ! Renaud malgré des fois des contrôles de dix mètres a marqué quelques buts! Sérieux Pinto a été stylé.
J’ai surtout aimé nos groupies qui attendaient 90 minutes dans le froid dans l’espoir d’entrevoir le torse transpirant de Poulachon a la fin du match…
L’an prochain je compte sur vous pour faire un truc bien. Une année c’est minimum 10 matchs, et 3 de plus en cas de qualif’, et finale, donc ça va vite !! Nous on a eu le malheur d’en avoir que 7. Je compte sur toi notamment Aurel pour que tu fasses des démos devant le but !
Merci en tout cas les gars pour cette année. Bye. « 

Vincent Audy :

 » Je retiens deux choses : le sang froid légendaire de Maubert devant le but ! Et les gestes techniques de Mr Poulachon auteur d’une roulette qui restera dans la légende du foot universitaire ! « 

Aurélien M.



6 Commentaires

  1. En espérant que la prochaine saison sera tout aussi forte en émotion!

  2. Mais oui, ils seront encore meilleurs… ou pas mais faut y croire!
    J’espère que vous avez bien profité des gâteaux car c’est fini les mecs comme le fait que je remplisse la feuille de match ou que je vous crie dessus sur le bord du terrain.
    Mais maintenant que vous avez de beaux maillots, je veux du résultat hein ^^ Et surtout moins de buts loupés! N’empêche mes trois années de supportrice je les ai aimé…

  3. Très bien écrit et un bon résumé de cette saison de football qui aura été mémorable pour tous! Maintenant que l’on a de magnifiques maillots on peut construire une équipe solide en espérant que les terrains soient praticables l’an prochain!

  4. Joli article Aurélien. Tu as su trouver les mots juste pour décrire chacun des joueurs, de beaux spécimens pour la plupart.
    Je sais pas si je serais encore parmi vous l’année prochaine (y a notamment arsenal qui est sur moi en ce moment pour remplacer Gallas mais je peux pas trop en parler). Ce qui est sûr, c’est que si j’arrête, ça ne sera pas sans une pointe de nostalgie. C’est surement avec l’équipe de foot que j’ai mes meilleurs souvenirs d’isicien. De la première année à l’arrache, où j’ai rencontré un certain toulousain virvoltant et où on était obligé de jouer avec des mecs qui avait jamais fait de foot de leurs vies pour compléter l’équipe tellement il y avait peu de joueurs inscrits… à la troisième où malgré un effectif plétorique, des joueurs fort individuellement, un vrai esprit d’équipe et une organisation améliorée on s’est fait abusé par la FFSU qui a ruiné notre fin de championnat. Moi j’ai toujours pris beaucoup de plaisir à jouer à l’isic, l’ambiance était généralement bonne et je trouve que cette année on avait bien réussi le compromis entre on se prend la tête, on déconne mais sur le terrain on fait quand même le max pour gagner (à l’anglaise quoi). Par contre une saison de 7 matchs, ça le fait pas trop quand même… c’est le nombre de rencontres que les équipes pro font l’été pour préparer le championnat.
    Bref, il y a 3 ans, le foot à l’isic c’était l’anarchie. Aujourd’hui grâce à l’investissement de Mario, de Victor, d’Amandine, de moi aussi un peu sans me jetter de fleurs, c’est mieux même si il y reste encore pas mal de choses à améliorer. L’année prochaine Aurélien, tu reprend le flambeau de l’équipe, c’est une très lourde responsabilité mais je pense que tu as les épaules assez larges pour cela et puis je suis sûr qu’Anthony fera un très bon adjoint. Peut être que tu seras le premier capitaine de l’isic à soulever un trophé et que tu auras droit à ta photo les bras au ciel accroché au bde.
    La biz à tous.
    Ps : ça s’écrit « Zhifan ».

  5. Joli article Aurélien. Tu as su trouver les mots juste pour décrire chacun des joueurs, de beaux spécimens pour la plupart.
    Je sais pas si je serais encore parmi vous l’année prochaine (y a notamment arsenal qui est sur moi en ce moment pour remplacer Gallas mais je peux pas trop en parler). Ce qui est sûr, c’est que si j’arrête, ça ne sera pas sans une pointe de nostalgie. C’est surement avec l’équipe de foot que j’ai mes meilleurs souvenirs d’isicien. De la première année à l’arrache, où j’ai rencontré un certain toulousain virvoltant et où on était obligé de jouer avec des mecs qui avait jamais fait de foot de leurs vies pour compléter l’équipe tellement il y avait peu de joueurs inscrits… à la troisième où malgré un effectif plétorique, des joueurs fort individuellement, un vrai esprit d’équipe et une organisation améliorée on s’est fait abusé par la FFSU qui a ruiné notre fin de championnat. Moi j’ai toujours pris beaucoup de plaisir à jouer à l’isic, l’ambiance était généralement bonne et je trouve que cette année on avait bien réussi le compromis entre on se prend la tête, on déconne mais sur le terrain on fait quand même le max pour gagner (à l’anglaise quoi). Par contre une saison de 7 matchs, ça le fait pas trop quand même… c’est le nombre de rencontres que les équipes pro font l’été pour préparer le championnat.
    Bref, il y a 3 ans, le foot à l’isic c’était l’anarchie. Aujourd’hui grâce à l’investissement de Mario, de Victor, d’Amandine, de moi aussi un peu sans me jetter de fleurs, c’est mieux même si il y reste encore pas mal de choses à améliorer. L’année prochaine Aurélien, tu reprend le flambeau de l’équipe, c’est une très lourde responsabilité mais je pense que tu as les épaules assez larges pour cela et puis je suis sûr qu’Anthony fera un très bon adjoint. Peut être que tu seras le premier capitaine de l’isic à soulever un trophé et que tu auras droit à ta photo les bras au ciel accroché au bde.
    La biz à tous.
    Ps : ça s’écrit « Zhifan ».

  6. Très bien écrit et un bon résumé de cette saison de football qui aura été mémorable pour tous! Maintenant que l’on a de magnifiques maillots on peut construire une équipe solide en espérant que les terrains soient praticables l’an prochain!

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