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J’aimerai vous parler de la tribu des Jawara. Les Jawara peuplent l’île Andaman du Sud qui appartient à l’Inde. Récemment un scandale les concernant a éclaté, en effet, des safaris humains sont organisés par des habitants de l’île et sont autorisés par les autorités responsables de la protection de la tribu en échange de pots de vin. A l’origine du scandale, la route Trunk Road qui traverse la réserve dans laquelle vie la tribu. Cette route a été construite illégalement il y a dix et elle continu d’être empruntée par des cars de touristes et de braconniers (une centaine par jour) malgré un arrêt de la Cour Suprême Indienne, qui a ordonné sa fermeture en 2002. Le directeur de l’organisation Survival à qualifié l’incident d’histoire « scandaleuse qui exhale les relents racistes et dégradants de l’ère coloniale et de ses « zoos humains » qui appartiennent à un passé révolu ».

Des vidéos ont été publiées sur internet montrant des jeunes filles à moitié nues recevant l’ordre de danser par un officier de police indien. http://www.guardian.co.uk/world/2012/jan/07/andaman-islands-tribe-tourism-threat?CMP=twt_gu. Cependant la police nie ces agissements et affirme que des sanctions sont appliquées à l’encontre du policier concerné mais qu’il s’agit d’un acte isolé. Déjà en 2010, les médias indiens racontaient ces visites touristiques organisées par des agences locales qui proposaient d’aller à la rencontre de la tribu contre malversation aux policiers sur l’île.

La loi indienne de protection des tribus interdit de photographier ou d’entrer en contact avec des populations natives, notamment pour les protéger des maladies. Malgré cela la présence des touristes a exposée la tribu à la rougeole, les oreillons et même le paludisme sans pourvoir bénéficier de soins par la suite. Ils se sont également mis à adopter les vices des étrangers : le tabac et l’alcool et se retrouve au sein d’un cercle vicieux avec la police qui les poussent à mendier et à leur donner l’argent récolté en échange de tabac et de nourriture dont ils n’avaient pas la consommation auparavant. Les touristes en sont venus à se croire dans un vrai safari animalier puisque des photos sont apparues les montrant en train de jeter des bananes et des biscuits sur des Jawara.

Ce scandale vient renforcer les accusations portées en juin dernier par l’ONG Survival International contre une dizaine d’agences de tourisme à propos de l’organisation de safaris humains pour des touristes occidentaux.

La tribu est maintenant considérée comme menacée d’extinction et ne compte plus que 403 membres. Il est inquiétant de voir la continuité de ces actions alors que la tribu des Grands Andamanais qui vivaient dans une autre partie de l’île, et qui comptait plus de 10000 personnes n’est plus peuplée aujourd’hui que de 40 personnes tout au plus qui sont sur le point de disparaître. Denis Gilles explique « ils ont perdu goût à la vie, le gouvernement leur a donné des logements, des biens matériels, des emplois, mais ils se sont mis à boire et à mendier. Ils ont perdus l’estime d’eux même, leur langue et leur culture. Il est facile pour les responsables politiques de prôner l’intégration. C’est une tout autre chose de la mettre en pratique ».

La fermeture de la route pourrait être une solution à ces dérives, et permettrait aux Jawara de décider s’ils souhaitent avoir des contacts ou non avec les étrangers. Il est cependant indispensable de se rappeler que l’être humain a le droit à la dignité et que jusqu’à présent il ne fait aucun doute que personne ne la respecte ici.

Marie D.

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1 Commentaire

  1. …..des choses biens lamentables se passent dans le monde…. parfois l’homme est plus près de l’animal qu’il n’y paraît… merci les pouces opposables….

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