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Black List ou la fausse liberté de la presse

Ce livre est sorti depuis déjà un petit moment mais je viens de le finir et je pense qu’il est important de le faire découvrir à ceux qui ne le connaisse pas encore. Le journalisme d’investigation est un métier risqué aux Etats-Unis.

Black List est un livre qui regroupe quinze récits de journalistes qui ont découvert l’autre côté du pouvoir des médias et leur influence. Ils faisaient selon eux le plus beau métier du monde dans la première démocratie du monde. Ici ils relatent leurs désillusions, les pressions qu’ils ont subis, les manigances et les complots qu’ils ont mis à nu mais qui étaient trop gênant, ou qui les concernaient trop, pour pouvoir être dévoilés.

Leurs adversaires les ont harcelé et ils ne se sont pas soumis, les intimidations de toutes sortes ont redoublées et sous la pression, leurs rédactions les ont lâchés !
Leurs crimes ? Avoir enquêté là ou il ne fallait pas mettre les pieds !
Sentant le soufre, ils ont dû quitter les rédactions et chaînes qui les employaient !

Maintenant, ils dévoilent les causes de leurs bannissements ……

Si vous voulez lire un grand moment de vérité, je ne saurais trop vous recommander cet ouvrage ou quinze grands journalistes se confient et révèlent ce qui leur a coûté leurs carrières, leurs travails et même leurs amis !

Sorti en 2002 ce livre dirigé par Kristina Borjesson est disponible aux éditions les arènes pour 23 euros mais est aussi sorti en collection de poche pour 12 euros. Mais vous pouvez aussi le trouvez dans les bonnes bibliothèques .

A mettre entre toutes les mains.

Un extrait de l’histoire d’April Oliver intitulé « Quand l’Amérique gazait les déserteurs ». «  Mes ennuis datent du jour où j’ai démarré cette enquête sur l’opération Tailwind. Au fil des semaines, j’ai découvert que, pendant la guerre du Vietnam, l’armée américaine avait fait usage de gaz intervenants pour éliminer ses déserteurs qui avaient fui au Laos. Décidée à aller au bout de mes recherches et à consacrer à ce sujet le reportage télévisé qu’il méritait, j’ai fait l’objet de toutes sortes de pressions. On a cherché à m’intimider pour me dissuader d’aller plus loin. On m’a avertie que personne ne me croirait. Et, comme il se doit, on m’a menacée de me liquider purement et simplement.

Ma hiérarchie, qui estimait que le jeu en valait la chandelle, m’a d’abord encouragée à perséverer. J’ai alors pénétré avec effroi l’univers parallèle des opérations clandestines : une quatrième dimension où tout le monde est tenu au secret jusqu’à son dernier souffle et où aucune archive n’est conservée. Un monde où seules les directives qui prévalent, en opération, recommandent de ne laisser aucun témoin derrière soi. »

Marie D

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3 Commentaires

  1. Franchement intéressant mais on sait qu’aux états unis et même certainement en france tout ce qui relate des bavures militaires ou des choses dans le genre, est caché, camouflé. Et quand on touche à ça on s’attire des problèmes, forcément. Car pour ces gens là aucune vérité n’est bonne à dire!

  2. Mais c’est comme ça dans tous les pays du monde mais ce qui est quand même fort en chocolat c’est que l’on dit que ces pays sont des démocraties avec une liberté de la presse et on voit bien que non malheureusement mais c’est aussi pour ça qu’il faut des journalistes pour divulguer les vérités même si elles ne sont pas bonnes à dire.

  3. La démocratie est souvent un leurre: elle permet juste de garder la nation pacifique et sous contrôle, sans action ni incitation aucune à la réaction.

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