Ce que le jour doit à la nuit, un roman de Yasmina Khadra

Ce que le jour doit à la nuit
Algérie 1930, Younes a neuf ans quand sa famille est contrainte de quitter sa campagne natale pour la ville. Son père ruiné confie alors son enfant à son frère, un musulman accepté dans la communauté pied-noir. Dès son arrivée, Younes se lie d’amitié avec une bande de trois garçons. Très vite ils deviennent inséparables. Le héros va alors mener une vie d’insouciance et d’allégresse, loin de la seconde guerre mondiale et surtout à des milliers de kilomètres des souffrances endurées par son peuple. Une vie remplie de journées ensoleillées sur la plage, de bals et bien sûr de filles. Jusqu’au retour d’Emilie… Cette fille, qui est d’une incroyable beauté, va briser la bande. En effet, les quatre garçons vont tous tomber sous son charme. Par amitié, et à cause de sa religion, Younes va endurer un amour impossible.
1954, la guerre d’Algérie commence et va aggraver les différends entre les quatre garçons. Partagé entre deux mondes, celui de ses origines et celui de son enfance, Younes est détruit. Il se refuse à choisir un camp. La guerre va lui prendre ses amis et ses repères. Quant à Emilie, elle va bouleverser sa vie.
Le livre retrace la vie de Younes, à une époque décisive de l’histoire de son pays. Khadra raconte plus qu’une histoire de guerre. Il aborde avec talent des thèmes essentiels de la vie d’un homme : l’amour, l’amitié, la famille, les origines… C’est avant tout une histoire d’amitié, une amitié si forte et si profonde que rien ne peut séparer. C’est aussi une magnifique histoire d’amour. Il décrit parfaitement le mal de l’absence et du sacrifice, ainsi que la guerre et l’exil, plus douloureux encore ! Avec des mots simples et justes, il explique le déchirement entre deux communautés amoureuses d’un même pays. Il pointe les problèmes relationnels entre deux camps qui vont déterminer pour les héros la suite de leur vie.
Le lecteur perçoit combien les deux communautés appartenaient à cette terre. Il ressent bien le désarroi de ceux qui l’ont quitté.
« Pourquoi nous a-t-on fait croire que nous étions étrangers sur la terre qui a vu naître nos pères, nos grand-père, que nous étions les usurpateurs d’un pays que nous avons construit de nos mains et irrigué de notre sueur et de notre sang ? ».
« Regarde bien ce trou perdu. C’est notre place dans ce pays, le pays de nos ancêtres. Regarde bien, Jonas. Dieu Lui-même n’est jamais passé par ici. »
Le récit fait appel à nos émotions. Des passages comiques aux épisodes tragiques, l’auteur relate avec naturel les sentiments des personnages et la vision du héros. Khadra nous offre une excellente réflexion sur les thèmes qu’il aborde.
Ce livre a remporté un franc succès, il a reçu entre autre le Prix roman de l’année 2008. Ce best-seller sera adapté au cinéma par réalisateur français Alexandre Arcady.
Nathalie Buccitti
Isic Rider
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Je ne suis habituellement pas attiré par ce genre de littérature, mais tu le décris avec un tel brio que cela me donne envie de le découvrir.
J’ai hâte de lire un autre article de ta part. Et je te soutiens dans ton entreprise journalistique !
(Oooh les mots compliqués ! xD)
C’est vrai que c’est bien écrit!! mais faut dire que qd on a fait sa scolarité à Barthou on assur!!
Continue comme ça Princesse! ^^
Tu l’a écrit tte seule ? Nan j’rigole ! C’est très bien écrit, ça donne envie (de le lire), c’est comme dans les revues, bravo !!! Je veux voir le prochain article très vite !!!!!