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How to be a wwoofer?

Nous voila en été, et avec le soleil arrivent les désirs de voyages, d’évasion et de découvertes. Mais, pauvres étudiants que nous sommes, nous n’avons pas forcément les moyens, ni l’envie, de nous payer trois semaines au club med’ de Los Angeles. Alors comment faire pour découvrir un pays sans s’endetter sur dix générations ? En travaillant dans une ferme de ce pays, et en vivant dans cette ferme pour s’imprégner du mode de vie des habitants, grâce à l’association WWOOF !

WWOOF (World-wild opportunities on organic farms) est une association internationale présente dans 38 pays dont les pays Union Européenne mais aussi, au hasard, le Kazakhstan, l’Ouganda ou la Nouvelle Zélande qui regroupe des fermes ou des particuliers pratiquant l’agriculture biologique partout dans le monde et qui sont susceptibles d’accueillir des voyageurs qui veulent participer à la vie de la ferme, connaitre son fonctionnement et les techniques de l’agriculture biologique. Il s’agit d’un réseau : chaque pays a son propre wwoof, indépendant des autres pays. Si une ferme veut devenir hôte, elle s’inscrit dans l’association wwoof de son pays et est ajoutée au carnet d’adresse de l’association.

Pour les « wwoofers » qui veulent intégrer ces fermes, il suffit de devenir membre de l’association en payant une faible cotisation annuelle. On peut ainsi accéder à la liste des hôtes pour le pays voulu, et tous les moyens de les contacter. Le fermier en herbe n’a donc plus qu’a contacter les hôtes qui l’intéressent par mail ou plus rarement par la poste, et a s’arranger avec eux pour la durée du séjour et le type de travail prévu. En général, le wwoofer doit quatre ou cinq heures de travail par jour à la ferme, et peut profiter du reste du temps pour visiter. Le grand avantage de cette association, c’est que bien que le visiteur ne soit pas payé pour les travaux qu’il va effectuer dans la ferme, il ne paye que son billet d’avion : l’hôte s’engage à le loger, le nourrir et le blanchir. Selon la charte des wwoofers, les hôtes et les fermiers doivent refuser toute rémunération. Le rôle de l’association est juste de mettre en contact les fermes et les voyageurs.

Lors de ces voyages, on est susceptible de croiser des personnes très différentes : de l’étudiant à la recherche d’un voyage pas cher à l’étudiant en agronomie améliorant son CV avec une expérience originale, en passant par le vieil hippie cherchant à se rapprocher encore un peu plus de la nature en partageant avec de nouvelles personnes, les wwoofers sont nombreux et variés ! Ces voyages sont donc la garantie de nouvelles rencontres et de bonne ambiance car chaque ferme accueille souvent plusieurs wwoofers de nationalités différentes !

Cependant, il est important avant de partir en wwoofing d’échanger plusieurs mails assez longtemps à l’avance et de bien faire connaissance avec l’hôte qui vous accueillera pour éviter les mauvaises surprises. En effet, en planifiant en voyage en Irlande je suis tombé sur un fermier vivant seul avec cinq chiens et huit chèvres qui m’ont annoncé vivre totalement nu pour se sentir plus proche de la nature… Alors pensez à questionner votre nouvel ami étranger sur son mode de vie avant d’aller vivre chez lui pour quelques jours, mois ou même années !

Antoine Rib

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5 Commentaires

  1. Je ne sais pas pourquoi, je n’ai vraiment pas confiance dans ce système. Ca fait peut-être de moi une vieille rabat-joie, mais avec un bon vieux couchsurfing, on rencontre des gens géniaux, à peu près partout, sans devoir cultiver des carottes en plein soleil.

    C’est pas que je prône la fainéantise, mais à moins d’avoir envie de cultiver de ses mains, y a moyen de faire autrement. Si l’idée est de se rapprocher de la terre et de vivre dans une ferme parce que ça a l’air sympa, alors banco. S’il s’agit de louer ses bras pour pouvoir voir du pays, je pense qu’il y a moyen de faire autrement.

    Mais bon, je suis un ptit peu rabat-joie de temps en temps. Juste que j’aime pas qu’on profite des jeunes qui aspirent à bouger en les exploitant.

  2. Article qui fait envie, j’avais entendu parler de l’asso mais sans savoir ce que c’était, le fait de combiner voyage et entraide, loger chez l’habitant et donc partager avec lui c’est vraiment une super expérience quels que soit ces penchants bizarres ^^.

  3. Wouaw ! Beaucoup trop bien comme concept !
    Mais après est-ce qu’on doit bosser 24/24 à la ferme ? Parce que bon tu vois pas non plus beaucoup du pays dans ce cas là…
    En tout cas je nooooote.

  4. Tu dois t’arranger avec la ferme, mais en général tu travailles que 5 heures par jours, ou 3 jours par semaine, on peut donc bien visiter!

  5. Dans l’emission 100% mag d’hier sur M6, il y avait un mini reportage sur « comment partir sans rien dépenser » (ou presque).
    Certains propriétaires de bateau(x) font parfois recours aux particulier pour convoyer leur bateau d’un endroit à l’autre. Biensur, pour cela il faut avoir un permis permis bateau et compter aussi sur un billet de retour! Mais c’est un moyen sympa de voyager: les amis pris en exemple pour l’emission, voyageaient dans un yacht luxueux vers la Sardaigne…
    OU sinon, y’a aussi la possibilité de gardiennage: « surveiller » la maison des personnes qui partent en voyage. Les propios peuvent ainsi se passer de frais de gardiennage et les vacanciers des frais de locations dans une maison de vacances égale: chacun y trouve son compte. Le hic c’est qu’il faut réussir à s’adapter au planning des proprios!

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