Lettre à qui voudra la lire
A vous qui me lisez je voudrais parler de ma génération : la génération Y. Aujourd’hui elle s’est pris une claque, et dans tous les sens du terme. D’abord un maire qui nous a giflés pour manque de respect, puis un sondage qui nous a fait réaliser que nos aînés nous détestent. Ma génération c’est un peu une adolescente incomprise à qui l’on demande beaucoup, mais dont finalement on n’attend plus rien.
« Votre génération ne travaille pas ! De mon temps… »
Bien sûr. Mais de votre temps, travailler assurait un emploi, un avenir et même de l’ascension sociale. Aujourd’hui il nous faut toujours plus de diplômes, des CV qui en jettent… Mais, entourés de désaveux des promesses que nous font nos aînés, où pourrions-nous trouver la force de travailler ? Bac + 45 et au chômage pour manque d’expérience ; l’ascenseur social bloqué au niveau -1 parce que certains de nos prédécesseurs refusent d’appeler les pompiers pour nous en sortir ; le deuxième étage est bien plus agréable quand on n’y est pas beaucoup paraît-il. A une période le brevet suffisait, puis ce fut le BAC, et maintenant ?
Heureusement que l’on vit de plus en plus vieux, parce que bientôt on finira nos études à 40 ans, alors ça ferait court sinon pour cotiser…
Finalement je trouve qu’au contraire on a bien du mérite de continuer nos études malgré la tyrannie de l’incertitude et de l’instabilité que l’on subit.
« Tous devant leurs écrans ! Moi, quand j’étais jeune… »
Ces écrans parlons-en ! Fleurons de la technologie, nous sommes les fruits de l’alliance du Web et d’une pomme. Dans l’arbre de la connaissance, nous avons croqué l’Apple et ainsi nous avons été bannis dans le monde technologique de l’internet. Monde impur plein de dangers, de fraudes et de fausses informations (de clichés aussi peut-être ?). Nous sommes dédaignés par nos aînés qui avaient su se retenir de sombrer dans le pêché, et qui voient de nous l’image affligeante du déclin de la société réduite à une communication par écrans interposés. Nous sommes pour eux des extraterrestres munis de mains à clavier, et d’oreilles d’où sortent des fils…
Mais on oublie bien trop souvent que nous sommes certainement la première génération qui a des choses à apprendre à ses parents et si on nous en laissait l’occasion nous pourrions leur en montrer des choses…
Nous sommes la génération Y comme « Yes we can » parce que nous comprenons les enjeux qui nous entourent et que nous voulons que les choses changent. Un tweet n’est pas plus passif qu’un tract dans une boîte aux lettres – il est même plus rapide et plus économique non ? –
Vous constatez que nous prenons les infos sur la toile, mais pourquoi ne pas simplement noter que, loin d’être désintéressés, nous allons chercher les informations tout court ? Nos réseaux sociaux, tellement dénigres sont à l’origine de l’un des mouvements libertaires les plus importants de notre temps : Le printemps arabe.
Alors bien sûr, nous regardons des séries en streaming, nous consultons des sites de peu d’intérêt
Intellectuel, mais à chaque génération ses exutoires.
N’allons pas pleurer sur notre sort, mais il me semble que ce sera bien à nous de régler la question de notre planète qui se meure.
Nous sommes nés endettés et dans un monde placé en observation à l’hôpital. A l’heure actuelle si la Terre est placée en soins intensifs nous n’aurons pas assez pour lui payer le traitement ; et la Sécurité Sociale, à sec, ne saura si elle doit nous aider avec quelques euros épars ou nous rembourser en Yuan.
Le sondage a dit « Cette génération est pessimiste ». Ah bon ?! Je ne vois pas pourquoi…
Nous sommes la génération Y comme le Ying et le Yang : « Vous ne communiquez plus ! Avant… »
Parce qu’être devant un écran ne se résuma pas à fixer une image ! Aujourd’hui on peut avoir sa meilleure amie au Pérou, sa famille en Guadeloupe, habiter en France métropolitaine et leur parler en direct, depuis son canapé, régulièrement et gratuitement !
Elle est là la communication Y.
Alors bien sûr, il ya des dérives : le lien social se délite. Mais observez des « jeunes » à un concert ou en plein blocus devant leur lycée, en défilé dans la rue ou à une soirée et osez me dire que la sauce Y n’a pas prises !
Osez me dire que nous ne partageons rien d‘autre que des fichiers. torrent !
Nous sommes la génération Y comme “Yo bien ou bien ?”
“La langue française se perd ; ces jeunes se fourvoient lorsqu’ils préfèrent le SMS à la traditionnelle missive.”
Oui c’est vrai, mais l’école, l’éducation, pour l’instant on ne fait que la subir. Ce n’est pas encore notre génération qui est au pouvoir ; mais ça arrive…
Alors c’est vrai : nous ne signons pas nos SMS, nous regardons sur Google pour être certains de l’agencement d’une lettre de motivation, et nos cartes de vœux s’envoient par mail. Mais les codes changent, notre société évolue. Et peut-être que si l’on usait plus de ce vocabulaire que des usuels “déclin” et “perdition”, nous pourrions envisager l’avenir plus sereinement.
Nous sommes dans un monde à part sur internet, mais nous y sommes ensemble, nous y communiquons et nous nous y informons. Nous vivons entre deux mondes et je pense que nous gérons cela plutôt bien. Qu’on nous fasse confiance et qu’on ne cherche plus de raison “x” ou “y” pour nous prouver par “a+ b” que nous n’aurons jamais un “A+”.
We are Y, We are together, We can, We do, We share.
Cordialement,
Laura K.

Isic Rider
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hé bin moi j’aime beaucoup même si attention je pense qu’il faut que tu fasse la part des choses beaucoup de nos ainés et même des politiques nous soutiennent et nous admire. Tout n’est pas blanc ou noir le gris nous va si bien
Il ne faut pas oublier que ce qui fait ce que nous sommes maintenant, c’est cette génération X, qui nous a éduqué et nous dénigre maintenant…
Valette je suis tout à fait d’accord avec toi : j’aurais pu nuancer certains points. Mais bon il fallait faire un choix et j’ai pris le parti d’aller à fond dans un seul sens à vous de critiquer
Raphaelle tu as tout à fait raison c’est bien ça qui est rageant en certains points !
et bien oui nous sommes dans un monde qui évolue, les français de la france c’est un mixage, et non plus des vieux croutons couleur aspirine, les jeunes d’aujourd hui font ce qu ils peuvent avec ce qu’on leur propose alors il faut vivre avec son temps et arréter de dire, de mon temps!!!!! actualisons nous et la réflection est ce qui nous reste pour faire la part des choses du bon et pas bon dans l’évoution!!!ça toujours été et cela s’appelle l’adaptation!!!aller vous allez y arriver et il y en aura toujours pour critiquer mais que font ils ces gens qui critiquent????on se le demande bien….